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Blog/News

Ecrit par : John OLD le 14 janvier 2007 16:30:34

     Salomon, le Juif, n’aimait pas les Arabes. Au début il n’avait rien contre eux. Même, un jour, dans la rue lorsqu’il était petit, il avait joué avec un copain de son école. Mais ça n’avait pas duré ! Son père l’avait vu et lui avait crié :

     - Laisse-le, celui là. Je t’interdis de jouer avec lui. Laisse-le : c’est un Arabe !

     Aux questions pressantes de Salomon, qui ne comprenait pas pourquoi il ne pouvait plus jouer avec son ami, le père avait expliqué à son fils des tas d’histoires un peu trop compliquées pour le gamin.

     - Dommage, s’était dit le gosse, moi, je l’aimais bien mon pote.

     Plus tard, les années passant, la télévision, les explications, les journaux et les ragots aidant, Salomon pouvait désormais dire pourquoi il n’aimait pas les Arabes.

          Mohamed, l’ancien copain arabe de Salomon, avait subi le même sort. Quelques temps après que Salomon ait cessé de jouer avec lui, son grand frère avait mis une raclée à un autre petit Juif de ses amis, puis avait expliqué consciencieusement à son cadet « qu’il ne fallait pas se mêler à ces gens-là ».

     12, 13, 14… 18, 19, 20… 23, 24, 25 ans déjà ! Les deux enfants étaient devenus des hommes mais, bien que devenus adultes, la raison n’était pas au rendez-vous. Ils continuaient à ne pas se fréquenter, malgré les bons moments passés ensemble quand ils étaient jeunes. Mieux encore : lorsqu’ils s’apercevaient de loin, ils se débrouillaient toujours pour s’éviter en détournant leur chemin.

          Un jour cependant, survint l’accident, la pire chose qui pouvait leur arriver…  Tournant au coin d’un immeuble, Salomon et Mohamed se heurtèrent. L’effet de surprise passé, commença une formidable engueulade. Ce jour-là, tous les jurons de la terre sortirent de leur bouche, à tel point que leurs Dieux respectifs durent se boucher les oreilles pour ne pas pleurer de honte. Il n’y avait plus de retenue. Fini le silence de toutes ces années pendant lesquelles ils évitaient de se dire un mot : aujourd’hui, il fallait rattraper le temps perdu !

          Le ton montait fort. Les gens, attirés par l’esclandre, restaient à distance, profitant du « spectacle », mais n’osant pas s’interposer. Chacun sait qu’il ne faut pas essayer de séparer un chien et un chat qui se battent : on risque de recevoir un coup de griffe ou de croc ! Les deux hommes allaient probablement en arriver aux mains, lorsque, soudain, ils baissèrent simultanément la voix… pour se taire définitivement.

         Ils ne se regardaient plus mais observaient ce qui se passait au dessus de l’épaule de l’autre. La foule, qui jusqu’ici chuchotait prudemment, essaya de comprendre la raison de leur nouvelle attitude.

 

(copyright_John.OLD,2006)

A suivre…

Ecrit par : John OLD le 08 janvier 2007 8:43:04

Notre voiture roule sur la route lorsque mon attention est attirée par une sorte de grosse tache noire qui semble bouger au loin. Je demande au chauffeur de ralentir et de se garer à une centaine de mètres afin de me permettre de descendre et de prendre des photos.

J’avance lentement et je distingue de mieux en mieux un étrange spectacle :

Une cinquantaine de vautours se chamaillent pour je ne sais quoi.

Armé de mon téléobjectif, je prends quelques clichés (photos). Les animaux ne font pas encore attention à moi, car je suis trop loin d’eux.

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Ma progression en direction des oiseaux commence à les alerter. Ils écartent leurs grandes ailes et se dandinent maladroitement pour s’éloigner. Leur allure, leur façon de se déplacer, me font sourire. Ils me font penser  aux dessins animés de Walt Disney dans lesquels ces drôles de volatiles sont représentés. En fait, je les trouve rigolos. 

En me rapprochant, je distingue maintenant l’objet de leur attroupement. Ils sont en train de dépecer le corps d’un âne mort, et se nourrissent de sa viande.

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C’est une scène surprenante. Plusieurs fois, j’avance, faisant reculer les vautours, puis, reculant à mon tour, je les vois revenir sur leur proie pour continuer leur repas. Mais ces grands oiseaux au cou déplumé ne sont pas réellement effrayés par ma présence. On dirait qu’ils ont conscience de leur force, de leur poids et de la puissance de leur bec. 

Lorsque j’ai pris la photo ci-dessous, je pense que je n’étais pas à plus de trois ou quatre mètres des rapaces.

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De retour à la voiture, le guide m’explique que cet âne a sans doute été tué pendant la nuit. Les chauffeurs de camion choisissent de voyager pendant les heures plus fraîches de la nuit. Leurs véhicules sont généralement usagés, leurs vieux moteurs chauffent facilement et risquent de tomber en panne dans la chaleur torride de la journée. C’est pourquoi ils préfèrent rouler après le coucher du soleil. Des animaux (ânes, moutons, chèvres…), qui vivent en complète liberté dans les campagnes, sont attirés par les phares des véhicules et traversent la route. Le chauffeur du camion ne les voit pas à temps et ne peut éviter le choc. Ces « victimes de la route » restent sur place, personne ne les enlève. Sur leur corps, des bactéries, des microbes pourraient se développer et provoquer des maladies.

 Heureusement, les vautours, aidés par les coyotes et parfois les hyènes, font disparaître rapidement ces animaux morts, dont ils se nourrissent. Ce sont les « nettoyeurs » de la nature.

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Ecrit par : John OLD le 29 décembre 2006 17:56:52
Les marchés en Afrique sont très particuliers. Rien à voir avec ce que nous pouvons observer dans nos villes. Là-bas, tout est différent.

On est d’abord surpris par les couleurs. Les femmes, car ce sont souvent elles qui vendent les produits sur les marchés, sont superbement habillées de grandes robes colorées : rouge, vert, jaune, bleu… des couleurs vives qui donnent un air de gaîté.

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Les fruits, eux aussi, sont colorés et ont des formes bizarres. Bizarre pour nous, car on découvre des fruits et des légumes qui ne sont pas habituels sur nos marchés : ignames, patates douces, papayes…

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Souvent étalés sur une bâche ou une toile à même le sol ou sur de petites tables en bois, les aliments sont exposés à la poussière de la rue. Il est donc indispensable de bien les nettoyer et de les essuyer avant de les manger.

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Je vous présente maintenant la boucherie. Généralement exposée sur le bord de la route, la viande attend l’acheteur à l’abri du soleil, mais sans protection particulière.

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Les mouches se posent constamment sur la viande, tandis que les commerçants les font fuir en agitant les poils d’une crinière ou d’une queue de cheval.Marion m’avait demandé un jour si la chaleur n’était pas dangereuse et si l’on ne risquait pas d’être malade en mangeant cette viande.

En fait, la viande proposée à la vente est fraîche, car l’animal a été tué le matin même. Toute la nourriture doit être vendue et consommée dans la journée. Les ménagères la feront bien cuire afin de tuer les microbes qui risqueraient d’être dangereux pour la santé.

Terminons enfin par le marché aux poissons qui a lieu tôt le matin ou tard en fin d’après-midi.

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Pourquoi ? Me direz-vous ! Tout simplement parce qu’il n’y a pas de glace pour conserver le poisson et que celui-ci doit être vendu peu de temps après avoir été pêché. Si le poisson n’est pas vendu, on l’ouvre pour le vider de ses viscères (organes qui sont dans le ventre : intestins, foie...) puis on le pose sur des tables pour le sécher au soleil et au vent.

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